Un bijou exceptionnel de l’époque d’Henri VIII retrouvé par un détectoriste

PARTAGER copied
Pendentif Tudor Heart et sa chaîne en or sur fond gris

En décembre 2019, dans le Warwickshire en Angleterre, Charlie Clarke, passionné de détection de métaux, découvre un pendentif Tudor en or vieux de 500 ans. Une trouvaille exceptionnelle qui nous replonge à la cour d’Henri VIII et de Catherine d’Aragon.

Charlie Clarke prospectant un champ avec un détecteur de métaux
Charlie Clarke en détection.

Six mois de détection et une découverte historique

Charlie Clarke n'avait commencé la détection de métaux que depuis six mois lorsqu'il a fait cette trouvaille hors du commun.

En décembre 2019, ce propriétaire d'un café de Birmingham prospecte un terrain du Warwickshire, dans le centre de l'Angleterre, à proximité d'un ancien étang asséché.

Alors qu'il s'apprête à terminer sa sortie, son détecteur émet un signal suffisamment net pour attirer son attention.

En creusant, Charlie découvre une chaîne en or accompagnée d'un imposant pendentif en forme de cœur, décoré de motifs rouges et blancs et d'inscriptions anciennes.

Pendentif Tudor en forme de cœur et sa chaîne en or
Vue du pendentif et de sa chaîne.

La découverte est signalée aux autorités compétentes. Des archéologues de Historic England examineront ensuite les lieux, sans retrouver d'autres objets associés.

Charlie Clarke devant le pendentif Tudor et sa chaîne dans un musée
Charlie Clarke auprès du bijou au musée.

Un pendentif en or de 500 ans lié à la famille royale anglaise

Le bijou, surnommé Tudor Heart ou « Cœur Tudor », remonte au début du XVIe siècle, sous le règne d'Henri VIII.

Fabriqué en or 24 carats et décoré d'émail, le pendentif est accompagné d'une chaîne de 75 maillons. L'ensemble pèse environ 300 grammes.

Pendentif Tudor à motifs floraux entouré de mains gantées de bleu
Détails du bijou manipulé avec des gants.

Sur l'une des faces figurent la rose Tudor, symbole de la dynastie d'Henri VIII, et la grenade, emblème personnel de Catherine d'Aragon.

Symboles floraux et initiales du cœur Tudor présentés côte à côte
Présentation des deux faces du cœur Tudor.

Au revers apparaissent les initiales H et K, correspondant à Henry et Katherine, accompagnées de l'inscription « TOVS IORS », une forme ancienne évoquant le mot français « toujours ».

Initiales H et K sur le pendentif Tudor en or sur fond noir
Initiales H et K sur fond noir.

Ces éléments associent le bijou au couple royal, dont le mariage a duré 24 ans, jusqu'à son annulation en 1533. Rien ne permet toutefois d'affirmer que le roi ou la reine ait personnellement porté ce pendentif.

Un bijou créé pour une grande fête royale ?

Selon les recherches du British Museum, le pendentif pourrait avoir été réalisé vers 1518 pour les festivités organisées à l'occasion des fiançailles de Marie Tudor, fille d'Henri VIII et de Catherine d'Aragon, avec l'héritier du trône de France.

À cette époque, tournois et célébrations permettent à la cour anglaise d'afficher sa richesse et sa puissance.

Le bijou aurait pu être porté par un personnage important ou offert lors d'un événement prestigieux.

Chaîne en or et pendentif aux initiales H et K sur fond noirChaîne et pendentif aux initiales royales.

Mais son propriétaire d'origine reste inconnu. Comment ce pendentif a-t-il quitté la cour royale et pourquoi s'est-il retrouvé enterré dans le Warwickshire ?

Le mystère demeure.

Une découverte préservée grâce au British Museum

En février 2026, le British Museum annonce avoir réuni 3,5 millions de livres sterling pour acquérir le pendentif et le conserver dans une collection publique.

Plus de 45 000 personnes ont participé à cette mobilisation aux côtés de plusieurs institutions et mécènes.

Le musée envisage également de présenter le bijou dans différentes régions du Royaume-Uni, notamment près de son lieu de découverte.

Une belle issue pour cette trouvaille initiée par Charlie Clarke, un amateur qui ne pratiquait la détection de métaux que depuis quelques mois.

Son histoire rappelle que des objets historiques majeurs peuvent encore être découverts par des passionnés de détection et contribuer à enrichir notre connaissance du passé.

Sources